L' histoire vraie d' un branleur...

20 avril 2006

Prologue...

Je m'appelle Nico mais là n'est pas mon véritable nom.Pour savoir ma vraie histoire, celle qui fait peur, celle qui a du poil au pattes; il faut donc remonter aux origines. Toutes personnes se retrouvant dans cette fiction pourtant largement autobiographique et égocentrique à fond les roubignoles ne serait alors que sous le joug de la pure cöïncidence car l'auteur s' est bien fait chié a  changer en divers nom farfelus et pseudonymes les noms de ces zamis et connaissances diverses....

Voilà, maintenant, on y va, on allume le projecteur, c'est parti...

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Part 1

Il était une fois un enfant qui se sentait mal. Sa mère fit venir le médecin et il s'avéra que cet enfant faisait une nouilloscopie.
En clair, après ingestion d'une forte dose de nouilles, cet enfant était condamné.
La mère au bord des larmes questionna le médecin :

"Docteur ne peut-on rien faire pour le sauver ? Je sais pas moi, le faire vomir ?
_ Madame, cet enfant en vomissant va ejecter son cerveau non seulement par la bouche mais aussi l' hypothalamus par les deux oreilles. Il a donc de fortes chances de finir mongolien.
_ Mon dieu mais c'est immonde !
_ Je ne vous le fais pas dire, bon entre nous, il pourra toujours jouer dans le film "le 8e jour 2, le retour du 8e jour" mais bon non, regardez le, il est...
_ Il est QUOI ?
_ Ben....il est moche votre gosse. Regardez, son nez...
_ C'est son oreille.
_ Oui bon, elle est toute de travers et ce replet qui cache la bouche...
_ Euh c'est sa bouche.
_ Oui bon, ne jouez pas sur les mots.... Il est foutu j'vous dit !"

Sur ce le docteur se préparait à partir, quand la pauvre mère esseulée se jeta à ses pieds.

"Docteur je suis prête a tout. Je peut vous faire une pipe là maintenant si vous voulez !
_ Désolé ma ptite dame mais ma femme me convient très bien,sans vouloir vous offenser.
_ Mais docteur ! Ne peut on vraiment rien faire ????
_ A forte echéance, il est condamné. Certes il est traumatisé a tous jamais par les pâtes et autres gnocchi. Il est probable qu'il ne mangera presque plus que ça, ne parlera ptet plus que de ça, en fera son pseudonyme pour un média dans l'avenir (l'auteur : sic...), ptêt travaillera t'il dans une fabrique de pâtes en italie...."
La mère eut un mouvement de recul.
"En Italie !"
Le docteur aquiesça lentement.
"en italie..."
La mère porta sa main a sa bouche :
"mon dieu, obligé de boire du cremosso a tous les désserts...
_ euh madame...
_ Obligé de ne manger que du capuccino....
_ hem madame......
_ Il n'aura même pas la télé, et devra regarder des tableaux de michel ange toute la journée,draguer des filles sur une vespa pourrie...
_ Madame !
_ Oui ?
_ Je crois que pour votre santé,vous devriez arrêter la télé.
_ je ne peut docteur, c'est trop dur pour moi.
_ euhm du moins à petites doses... Ah.... chère madame, je crois qu'il y a un moyen de sauver votre petit Nico.
_ Lequel est ce ? Dites le moi !
_ Tout simplement de le couver de beaucoup d'amour."
Et sur ces mots il referma la lourde porte de bois.....



a suivre..... 

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Part 2

Plus tard le petit Nico avait grandi dans un monde étrange , encore plus étrange peut être que lui, allez savoir...Et déjà à l'école il était la risée d'un autre monde qu'il ne comprenait pas et qui ne le comprenait pas.......


Tous les enfants le pointaient du doigt. En effet le petit Nico (10 ans) n'avait toujours pas vu tares wars,mais il avait vu 2001 l'odyssée de stanley Lubrick et qui plus est en noir,blanc,rose et vert. (oui parce que la télé déconnait, fallait changer un fusible)...Une expérience aussi insurmontable que la foire du trône entouré de gens de la star académie a côté de vous.... O_o
Bref Tares wars était devenu son sacerdoce, et il en discutait régulièrement d'un point de vue métaphysique avec jean baptiste à la récré. Souvent c'était pour les points de vue technique que Nico demandait à Jean Baptiste (9 ans et demi) des explications.

"Attends, j'ai pas compris... Tu dis qu'ils utilisent des sabres lasers ? C'est pas possible, un sabre en acier inox ne peut pas être un laser... Comment veut tu faire passer une matière solide en lumière ? Et LEILA la princesse moine, c'est vrai qu'elle a des gros nichons ?"

Alors Jean Baptiste lui répondait d'un point de vue hautement philosophique :
" Mais Nico espèce de Nouilles, nous n'avons pas a nous poser ce genre de questions, ce n'est qu'un divertissement pour les masses tu le sais bien. Nous n'avons qu'a nous plonger dans l'histoire et en apprécier tous les rebondissements qui la parsèment....OUAIS LEILA ELLE A LES NICHONS QUI POINTENT FERMEMENT QUAND LE HEROS, LUKHE IL SE FROTTE A ELLE !!!

Nos deux garnements en avaient la bave du romantisme aux lèvres. C'était sans compter sur les autres, les "grands" qui venaient toujours écourter leurs conversations : "Ouai on l'é a trouvé, atten je l'é tien, vite rabboullle les g'renouilles que t'a trouvais dans la mare,on vas les leurs mettrrre dans le calbuth' ziva !"
Sur le chemin du retour,nos héros triste et déconfits se disaient que la vie était bien cruelle : la grenouille avait giclée dans le slip.
Pauvre grenouille.
Ils en venaient alors a se poser des questions sur l'avenir, comment ça serait dans le futur...
" T'imagine Nico ? Plus de grenouilles dans le slip tous les jours....
_ Tu exagères, ils ne nous en mettent pas le mercredi parce qu'on a cours que le matin...
_ Moi Nico, j'aimerais couler une vie paisible dans un loft entouré d'abrutis et filmé par des abrutis pour des chaînes d'abrutis.A la fin je gagnerais du pognon et un appart' alors que j'aurais rien foutu... !
_ Ouai pas bête....
_ Et toi Nico ? Ton avenir ?
_ Chais pas...Ma mère veut que je fasse carrière dans la vente de gnocchis en italie....
_ Oh mon dieu mon pauvre....
_ bof non il parait que ça paye bien....
_ oui et en plus les italiennes sont bonnes au lit....

a suivre...

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Part 3

Notre héros à grandi un peu plus encore et se retrouve maintenant en 6 è au collège public Hélène la Bouchée, aviatrice célèbre par sa mort paradoxalement stupide : Elle n' avait pas entendu qu'il fallait tourner à gauche au lieu de la droite pour éviter l' immeuble....

Scène banale. Jean Baptiste se fait courser par un 3e...
De côté, Nico et Sylvain le regardent courir.
Nico : Nom de dieu, il faut faire quelque chose...
Sylvain : Oui, il ne faut pas jurer.
Nico : Bon je la refais : Sylvain il faut faire quelque chose !
Sylvain : Là tu a oublié des mots.
Nico : Sylvain, s' il te plaît, aide moi, il faut faire quelque chose.
Sylvain : Oui mais quoi ?
Nico : Je sais pas moi, t' as pas une idée ?
Sylvain : Chais pas, qu' il court, et puis ça lui fait de l' exercice à J.B non ?  ....Il fait jamais de sport ce garçon....
Jean Baptiste au loin qui hurle, poursuivi par le 3è : Au secours les mecs, aidez moi !
Une autre montagne de muscles se dirige vers nous.
"Vous le connaissez ?"
Nico : Non pas du tout.
Sylvain : On l'a jamais vu.
Nos frêles héros lâches se barrent juste après et vont de l' autre côté de la cour.
Nico : Dommage pour lui, je l' aimais bien.
Sylvain : Il nous manquera....
Nico : .....On lui fera un enterrement sincère....
Sylvain : .....Lui portera des chrysanthèmes sur sa tombe....
Nico : .....Et puis avec le temps les fleurs se fanneront....
Sylvain : ....Alors comme des cons on se dira qu'on aurait dû mettre des fleurs en plastiques.... 
Nico : ......Oué mais le temps qu'on y pense on l' aura déjà oublié... 
Sylvain : Putain on est des salauds quand même !
Nico (s' étirant): Moui, ça fait du bien.
Sylvain : C' est parce qu' on grandit....
Nico : C' est étrange de grandir....Oh regarde là bas !

Nos deux jeunes se dirigent vers l' attroupement sur le béton près de l' arbre. Là des jeunes jouent à un jeu de cartes avec une ferveur incroyable si bien que nos héros, éternels loosers coupés du monde moderne sont en droit de poser des questions.

Nico : Vous jouez à quoi ?
Un des jeunes : Des cartes Magik Orlando Bloom !
Sylvain : Mais tous les persos ont des têtes blondes aux yeux bleus....
Un autre jeune : C' est normal, seuls les persos blonds aux yeux bleus ont des pouvoirs magik dans les cartes MagiK !
Nico : L' aut' con à la petite moustache aurait apprécié ce que vous dites...
Un des jeunes : Le surveillant ?
Sylvain et Nico presque synchro : Laissez tomber....

Finalement 14h sonne, il est temps de reprendre les cours, en suivant des profs dont les joues sont étrangement rouges pour la plupart ....Sylvain et Nico se séparent chacun dans leurs classes respectives. Nico est rejoint par Tania.

Tania : Dis, tu peut faire avec moi l' exposé de français...?
Nico : Mais moi je veux faire l' exposé sur mon livre de Stephen Queen !
Tania : Ouais mais euh....Il n' y a que toi qui fais stephen Queen et moi personne veut le faire avec moi...
Nico : T' as demandé à Elhodie ?
Tania (mentant éffrontément) : Elle le fait déjà avec Stéphanie...Alors tu veut bien ?
Nico : Bon ok...(soupirant parce que c'est foutu pour parler de Stephen Queen qu' il lit déjà depuis l' école primaire...)...
Ils sont rejoint par Jean Baptiste, qui a d' énormes bleus...
J.B : Putain, j' ai appelé et vous n' êtes même pas venus !
Nico : Euh on a rien entendu aussi je crois.
Tania : Le vent tirait trop fort en plus...

Le prof de physique fait entrer les élèves en rang par deux.
Aucun bruit ne sera exigé pendant le cours exceptés ceux que le prof peut faire avec sa bouche de devant ou sa bouche de derrière pour ceux qui ont l' infime honneur de figurer au premier rang...

A suivre....

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Part 4

Le temps continue de passer, inexorablement et voilà t' il pas que nos héros se retrouvent en 4ème...
Pourtant le décor reste le même et l' aviatrice n' aurait pas dû se bourrer la gueule pour finir comme une vieille conne en chaise roulante mais que voulez vous hein, ça écoute jamais les aventuriers, les scientifiques et autres écrivains enrag...Euh engagés. 

Nico et Sylvain se dirigeaient vers le réfectoire de la cantine d' un pas lent, mais néanmoins alerte à défaut d' être joyeux, la nourriture de celle ci, à quelques centimètres de leur têtes dans le plateau qu' ils tenaient n' était certes pas pire que celle de l' école primaire mais quand même.

C' était pas étonnant que les plus courageux, toutes sections, tous âges confondus, tentaient régulièrement leur chance après manger dans le concours de vomi dans le coin le plus caché de la cour.
L' an dernier alors que nos héros passaient une année de 5 ème aussi futile que moribonde ((Note de l' auteur : En fait j' aurais pu la mettre mais bon, je voulais vieillir nos héros pour les rendre aussi moins cons et...)
Nico : Euh un peu de respect siouplaît sinon on se barre avant les derniers épisodes et t' es pas dans la merde hein !(Euh désolé, je voulais dire...Plus intelligents, mûrs et réfléchis.) Nico : De la lèche hein ? Attention hein ! Lèche bien tous les recoins alors sinon on révèle pour le nègre que tu héberge dans la cave !)...

L' auteur en profite donc pour reprendre à la ligne, confus.

L' an dernier alors que nos héros passaient donc une année de 5 ème aussi futile que moribonde , c' était la petite Amélie N, jeune élève originaire du Kansai et de la Belgique (n' oublions pas non plus une pincée de Chine) qui réussit celui ci, haut la main et bave à terre.
En plus de glutir (l' inverse de Déglutir) allégrement, elle prétendait à des ambitions littéraires.
Depuis Sylvain et Nico l' avait tendrement affublée de surnoms tels que "Vomitariom" ou "Amélie, Princesse des nuées" (quand celles ci ne vous retombaient pas dessus) et essayaient à chaque fois de lui en donner de nouveaux quand ils la croisaient. D' ailleurs ils allaient se mettre à sa table, laquelle comptait déjà Guillaume, Tania, Thomas et pleins d' autres où la mémoire de l' auteur fait défaut.
(Si jeune et déjà sénile hein...?)

La connerie est une chose étrange. Les plus jeunes vous diront que "les cons, c' est rien que des gros cons". Les plus vieux vous diront sûrement que "les cons, ben c'est comme le caca hein, on vit avec." Ce qui veut dire qu' on peut très bien en gros, survivre à la connerie où que l' on soit dans le monde.
Sylvain et Nico croisèrent une bande de 6èmes qui essayaient vainement de mettre leurs montres à la bonne heure, celle affichée par la grosse boîte électronique derrière la cuisinière.
L' un : 13 h 58.
L' autre : 13 h 57 !
Le troisième : 13 h 56 !!
L' un : putain le temps passe drôlement vite.
L' autre : ouai et à l'envers en plus
Le troisième : 13 h 53.
La cuisinière : Putain mais arrêtez de rester devant le micro-ondes, vous gênez la queue !
Le troisième : 13 h 51.
Nos deux héros s' assirent à leur table en lançant une phrase pleine de sagesse : "Qu' est ce que c'est con à c't' âge là !"
Guillaume : Ah bon ? Vous l' étiez pas vous sans doute ?
Sylvain : lis la précèdente partie, tu verras qu' on a pas vraiment changés...
Nico : Et toi Amélie, ça va ?
Amélie : Oh oui. J' ai bientôt fini d' écrire mon pré-brouillon de pré-manuscrit. C' est à propos de mon passé mystérieux en Chine quand je suis parti du Japon, vous savez, mais je trouve pas le bon titre à lui mettre. Le griffouillage saboteux ptêt ou un truc comme ça.
Nico : ça te prends du temps pour écrire tout ça non ?
Amélie : Ouais, ma mère me conseille plutôt de réussir mes études et d' arrêter de perdre du temps, comme ça je pourrais devenir ambassadrice comme papa, mais moi, je m' en fous, je veux euh...
Thomas : oui ?
Amélie : Travailler au Japon. Le Japon c' est bien. C' est plus la classe qu' ici ou la Belgique. Et puis ça me rappelle mon passé...
Amélie regarda sa montre et ses jeunes cheveux se hérissèrent.
Amélie : Mais excusez moi, je dois rentrer à la maison maintenant... sur mon fier destrier.
Nico : Un vélo.
Amélie : Cheval.
Nico : Vélo !
Amélie : CHEVAL !
Guillaume : Ok, ok, c' est bon, ne te fâche pas, on l' aime ton v...cheval. Bon @ plus alors hein ?
Sylvain : Elle non plus, elle changera jamais.
Thomas : Elle est partie comme Nirvana , c' est à dire "In Unvélo".
Nico : Tu sors.
Sylvain : Et toi Guillaume ça va ? Pourquoi tu mets toujours des santiags ? (*)
Guillaume : Pour botter le cul des abrutis.
Nico : C' est pas ce qui manque dans ce collège.
Sylvain : Ouais. "Autant vider l' océan avec un dé à coudre si je voulais me débarasser de tous les cons qui peuplent la Terre" © Oneiros Thanatos.
Tous sifflèrent joliment tant la citation était bien tournée même si elle n' étais pas de Sylvain.

-------------------------Coupure espace temps bouffe--------------------------------

Nico : Bon ben c' était pas dégueux hein...
Sylvain : mouais....
Nico : Roh si hein pour une fois.
Tania : Nico, t'as plus cours après ?
Nico : ben euh non, pourquoi ?
Tania -rougissant un peu et dont la bouche semble souriante- : Ben euh, tu me raccompagne sur le chemin si tu peut ?
Nico : non désolé, je vais ptêt aller chez Sylvain pour écouter des vinyles (**).
Tania dont le sourire disparaît lentement: ah, ben euh....Ben. A demain alors...
Et nos héros ressortent lentement en déposant leurs plateaux repas sur le rebords près de la fenêtre, disposé à cet effet.
Tania reste assise à sa place songeuse et met un long moment à quitter sa place.
Elodie (la meilleure amie de Tania) qui a assisté à la scène de loin vient lentement la voir au moment où elle allait sortir :
Elodie : Ma pauvre, tu te donnes bien du mal pour attirer son attention...
Tania soupirant: Oh oui....Et lui qui ne voit rien, toujours dans son monde....

(a suivre).
(*) Authentique.
(**) "Siouxsie and the banshees" par exemple...

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21 avril 2006

Part 5

Nos héros sont maintenant en 3e et les choses ne se sont pas arrangées pour autant : Ils sont toujours aussi bêtes, timides, éffrontés et stupides, bref... Humains.


"Salut Guillaume !
_ Lut'.
_ Oh tiens, qui voilà.... Salut Nico !"
Le Nico rejoignait le petit groupe restreint de potes dans la cour de récréation, il paraissait un peu enflé et rougeâtre mais ce n' était certainement pas parce qu' il avait rougi comme le bon vin peut rougir quand on l' enferme dans un placard tout noir avec d' autres bouteilles toutes nues elles aussi.

Passé la surprise, Sylvain reprit :
"Ah la vache, il t'es arrivé quoi dans la nuit ? T' as glissé sous un 33 tonnes ?
_ Me suis fait piqué par des moustiques toute la nuit...
_ C' est parce que tu dois être très sucré.
_ Je bois pas d' oranginacoke avant de me coucher pourtant...
_ Un grand savant du XIXe siècle appelé Pierre Desproges à dit après maintes recherches que la femme était composée de 70% d' eau et de 30% de viandes rouges diverses où siégeait l' amour."
Nico soupira : "La première qui aimera ma gueule ou moi même n' est pas née franchement. Avec ma gueule écrasée et mes lunettes, c'est pas terrible...Et avec les piqûres de mosquito's kit....
_ C' est quoi le rapport entre les femmes et le sucre Sylvain ?
_ Peut être qu' elles sont plus sucrées que nous ?" dit Vincent.
"Il à dû en découper un nombre pas possible dans ses recherches." renchérit Thomas.
"Tu sors." répliqua Guillaume.
Sylvain mis tout le monde d' accord : "Ben en fait, ça m' est sorti de la tête comme ça, je vois pas non plus le rapport."

Le retentissement de la sonnerie mit tout le monde d' accord et tout le monde se prépara à aller au cours d' Anglais de 10h. Cours où Elodie fixait étrangement le jeune Nico à un point tel que celui-ci commença a avoir des doutes...
"Vincent, Elodie me regarde bizarrement...
_ Ah bon ? Et tu crois que...
_ L' oeil humain cligne en moyenne toutes les 10 secondes, là elle ne l'a pratiquement pas cligné...
_ Ahhhhh ? Serait ce...
_ ..... L' amour ?
_ Non attends, ce serait trop beau pour toi, laisse moi regarder ta tronche. Ah. Ah ouiiiiii. Tiens, t'avais un poil en travers sur les lunettes, je te l' ai enlevé.
_ Merci, c' était trop beau."

A la fin de la journée, Notre héros allait rentrer tranquillement quand Tania l' aborda.
"Hé Tu rentres avec moi ? Faut que je te passe une K7 en plus !
_ Mouais pourquoi pas ?
_ Tu peut me donner la main ?
_ Ouais bien sûr."

C' était une belle journée, il faisait beau, Nico regardait les oiseaux et le ciel, Tania regardait Nico en rougissant. A  20 mètres de la rue où ils habitaient (car Tania était la voisine de Nico en plus, tadada !), elle s' arrêta brusquement et lui dit :
"Serres bien mon poignet.
_ Oui ?
_ Attends, pas trop fort non plus... Là. Tu sens mon coeur ?
_ Oui il bat vite. Tu dois faire de la taticardie.
_ non, c'est que....J' aime quelqu'un dans la classe..."

Elle rougissait encore plus et son coeur s' accélérait un peu plus. Nico en conçut que ça pouvait être dangereux pour sa santé et s' en inquiéta outre mesure et tandis qu' ils reprenaient la marche, il lança :
" Et qui est l' heureux élu ?
_ Ah ah Surprise...
_ Dis moi une lettre...
_ Non sinon tu trouverais tout seul.
_ C' est quelqu'un que je connais ?
_ C' est quelqu'un dont tu es très proche...(baissant les yeux)
_ C' est Sylvain hein ?
_ Non mais je ne peut pas t'en dire plus...."

Ils étaient arrivés chez Sonia et pendant qu' elle cherchait la cassette de "House" (*), il se demanda pourquoi son coeur battait toujours un peu plus vite quand elle était avec lui.
La cassette remise, il la laissa pour rentrer chez lui, à quelques pas de là....

A suivre...



(*)Bon petit film d' horreur de série B à noter. Par contre les suites, sont franchements moyennes voire nazes...

Posté par Nio Lynes à 15:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Part 6

Notre héros redoubla sa 3e... Quand on aime on ne compte pas non ? Et, chose curieuse, Tania et quelques autres redoublèrent avec lui.
Comme pour profiter encore une dernière fois des joies de l' innocente vie collégienne...

Nico et Christophe rentraient plus souvent du collège ensemble vu qu'ils avaient plus de temps pour se parler qu' ils n' en auraient jamais. Comme d' habitude après un long silence du Nico qui en inquiétait bien d' autres, ce fut Christophe qui prit la parole prétextant diverses occasions telles que Zelda ou le Brevet...

"Donc toi, le brevet, tu n'as pas à le repasser... Pourquoi t'as redoublé alors, si tu l' avais du premier coup ?
_ Ben parce que c'est trop cool de rester dans cet établissement qui sent bon la poussière...
_ Non, sérieusement.
_ Parce que je n' ai pas eu mon concours au lycée à Paris et que ça me fournit une bonne occasion de me préparer plus à ce qui  m' attends prochainement...
_ T' es sûr de ce que tu dis ?
_ Non parce que la seconde raison tient plus de mes parents que de moi mais bon..." Baillement fatigué du Nico qui s' est retenu de dormir en cours de Maths juste pour pouvoir bien dormir le soir cette fois.
Christophe relance :
" Et ça t' angoisse pas trop la vie parisienne si tu pars...?
_ J' essaierais de pas devenir snob, promis. ^_^
_ En plus tu auras sûrement peu de temps à nous consacrer...
_ Non, non, t' inquiète pas pour ça... Tu sais, y'a aucune nana dans ma vie alors je doute d' être accaparé franchement...
_ Tu crains de perdre ta liberté ?
_ Un peu... J' ai peur de vous abandonner pour elle. Je sais c'est stupide, c'est pas comparable..."

Christophe remet sa montre en place un instant avant de poser la question.
" C'est vrai ces rumeurs pour Tania et toi...?
_ XMLFFGHD ?
_ Petit cachottier, je croyais que tu sortais avec elle, moi !
_ Mais qui t'a raconté ça ?
_ Elhodie me l'a dit, prétextant que c'était un secret et que je devais pas le dire, mais tu me connais... 
_ Putain celle là ! Copine de Tania ou pas, je vais lui faire sa tête au carré moi...
_ Donc tu sors pas avec elle ?
_ Bien sûr que non !
_ Beuh...."

Chris bombe le torse, fier d' avouer alors son statut de tombeur.

" Ben si Tania ne te plaît pas alors...
_ Rahh mais j' ai pas dit ça !
_ Ben alors, tu n' aimerais pas l' embrasser ?
_ Franchement je sais pas...
_ hein ?
_ J' arrive pas à interpréter son comportement quand elle est avec moi...Et puis moi... Depuis peu, je rougis connement, je perds parfois les pédales, je fais des trucs bizarres comme lire des romans à l' eau de rose et tout et tout...
_ Oh mon pauvre, je comprends ce doit être dur...
_ Barf du moment que je perds pas ma virilité hein... 
_ Mais alors qu' est ce qui te bloque avec Tania ? T'attends quoi pour te décider à lui avouer ta flamme à la rouquine ?
_ Je sais pas... J' ai ptêt peur qu' elle se foute de moi, qu' elle me rit au nez, qu' elle me repousse...
_ Pas si elle t' aime, ce que je pense bien possible.
_ Arrête, là tu me fais marcher. Comment je peut être désirable avec mes boutons et ma gueule d' intello lunetteux ?
_ Ce ne serait ptêt pas ton physique qui l' attirerait mais plus autre chose, je sais pas moi...
_ Mes couilles sont très bien à leur place et je ne partagerais pas....
_ T'es gland quand même..." http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

Arrivés près de la maison du Nico, nos deux héros ralentirent le pas pour aborder une démarche lentissime, propice à toute déclaration de vérité ou grands éclats du coeur.

" Tania t'aime, j' en suis sûr...
_ Mouais probable...
_ Et arrête cette mine maussade... Plus vite tu lui avoueras tes sentiments et elle aussi et plus vite vous pourrez vous embrasser fougueusement....
_ ....
_ C'est formidable d' embrasser quelqu'un avec la bouche tu sais ?
_ Parce que tu l'as déjà fait peut être ?
_ Oui récemment. Je te l' ai pas dit mais j' ai rencontré une fille à un camping dernièrement... On se sentait seuls tous les deux près du feu et quand on a parlés, ça passait bien entre nous... Et plus tard elle m'a embrassé...
_ .... Tout ce que je vois dans tout ça, c'est que je vais finir vieux mec moi face à vous...
_ Heu ça se dit pas pour un gars Nico...  On dit plutôt un vieux con.
_ Ouais enfin bon, vous, vous commencez à tous avoir des copines et moi...
_ Nan, Vincent aussi est seul...
_ Nan mais lui avec son faciès de Woody Allen et ses lunettes à triple monture des 70's façon austin powers, c'est normal...
_ Woody Allen il a quand même eu 6 à 7 femmes.
_ Rah je t' emmerde voilà.
_ Merci."

La boîte aux lettres de la maison de notre héros leur arrivait maintenant aux épaules et c' était le moment de se quitter, du moins jusqu' au lendemain.

Nico : "Bon ben je vais devoir te laisser...
_ Attends... Tu va pas faire tes courses de noël samedi à la fnac avec tes parents ?
_ Euh si pourquoi ?
_ Emmène moi avec vous ! Je serais sage ! Et beau ! Et...
_ Faudra que tu sois prêt plus tôt (donc hors de tes habitudes)... Tu y arriveras ?
_ No problemo.
_ Bon ben dans ce cas, à samedi, enfin à demain aussi."

Nico ne put pas deviner si en refermant la porte il voyait une illusion ou l' image même de Tania (après tout sa propre voisine) dans la fenêtre en face, là bas de l' autre côté du petit sentier. Il choisit de se prendre un large verre de boisson fruitée terriblement sucrée avant de s' avachir bêtement, tout jeune gland qu'il est, devant le M6 kid de cette belle journée de mercredi après midi.

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C' est une tête ahurie et la biscotte encore dans la bouche qui lui ouvre la porte. Merde, il est encore en pyjama, même pas prêt alors que mes parents nous attendent dans la voiture derrière.. pense t'il.
" Christophe, on est samedi.
_ Gné ?
_ Je devais venir te chercher, on part tôt à la fnac pour être les premiers dès que ça ouvre.
_ Gné ?
_ Faut acheter les cadeaux de noël.
_ Gné ?
_ Zelda Ocarina of time sort aujourd'hui sur N64."
A ces mots, un début de conscience s' active rapidement dans les restes du réseau neuronal encastré dans son crâne et tout en baragouinant rapidement, il retourne dans sa chambre pour essayer de s' habiller tout en battant vainement le record de rapidité d' Arturo Brachetti. En deux secondes, il est passé du manchot amorphe des banquises polaires en coyote juvénile de l' aridité du sud. C' est déjà un bon début pensa Nico tout en montant sur la banquette arrière du range rover que son père à pris pour frimer avec son statut de classe moyenne qui va en remontrer à tous ces satanés parisiens bourgeois arrogants.

Sur la route, ils ne font que parler de ça, le jeu, le jeu, encore le jeu, Tania, le jeu...
Il faut dire que dans notre jeunesse dorée aveuglée par une presse dythirambique et propagandiste de type consoles + ou nintendo magasine, le jeu est perçu comme le messie. Tant d' adjectifs et de louanges sur ce jeu peuvent prêter à faire peur mais au fond, on est content, c'est bientôt noël et aussi insouciants que nous sommes, nous ne pensons plus déjà qu' a nos cadeaux, que pour la plupart nous savons déjà où ils seront cachés, les parents ne faisant pas toujours preuve d' inventivité, ce qui a le mérite heuresement de nous faire baver deux fois plus...

Bref, a peine entrés dans le magasin grâce au statut d' adhérents qui pouvaient les faire entrer plus tôt, Chris et Nico se précipitèrent sur les étalages du jeu pour chacun avoir un exemplaires, heureux et béats. Ce jour là allait rester comme l'un, peut être LE plus beau jour du petit Nico.
15 minutes après, quand le magasin ouvrait ses portes aux gens, il n' y avait plus un seul exemplaire du jeu en rayon, ce qui rendait le trésor de Nico et Christophe dans leurs mains encore plus jouissif.

Nos héros promirent de se retrouver chez l'un ou l' autre l' après midi, pour essayer leur perle...

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" C' était bien ton Noël au fait ?
_ Sylvain, y'a que toi pour me demander ça 3 à 4 mois après l' évènement !
_ Ah bon ? Mince je vois pas le temps passer...
_ Moi non plus, moi non plus... Mais le Noël était bien.
_ Toi aussi t'as eu comme Christophe ce jeu où il faut garder des brebis...?"
Voix froide du Nico : "Il n' y a pas de brebis dans Zelda. 
_ Ah bon... Bah moi tu sais les jeux vidéos...
_ ....(sic)"

Nos deux antihéros regardent une partie de football opposant des 6 èmes à des grands de 3 ème. Nico et Sylvain, peu motivés pour courir après la baballe tels des caniches obéissants ont prétextés l' un et l' autre une excuse bidon. Néanmoins ce jeu de massacre digne du match de rugby profs/élèves à la Monthy Python les captive.

" Pourquoi les profs de sport se sentent ils toujours obligés de vouloir nous faire courir avec les autres...?
_ Ben ça leur donne une raison d' exister, de pouvoir se sentir utile, sinon...
_ C' est vrai qu' un prof de sport, à part vouloir nous faire courir pour limiter une graisse que l' on aura que 30 à 40 ans plus tard ou, nous apprendre à maîtriser les battements de notre coeur juste pour être capables d' avoir plus d' une éjaculation précoce au lit dans quelques années, je vois pas trop à quoi ça sert...
_ D' autant plus qu' ils ne peuvent pas courir à cause de la clope qui étouffe et eux, et les élèves...
_ Ouai, ça joue dans les deux sens.... Si au moins les profs de sport pouvaient enseigner en plus la philosophie sportive helvétique ou faire des conférences cinéphiliques genre marathon man pour...
_ Bon sang Nico ! Dans ce cas là, ce ne sont plus des bêtes profs de sport !
_ Ah ben oui peut être... Il n' empêche que notre dissertation ne me fait que confirmer mon impression face à l' inutilité des profs de sports.
_ C'est juste..."

Sylvain et Nico regardent un 6eme qui semble jongler avec la balle. Tout le monde semble même vouloir lui la laisser quand c'est lui qui l'a...

"Ce gosse à lunettes là... Poussin je sais plus le prénom, il te ressemble Nico.
_ Hein ? ça va pas non ? Pour le physique je veux bien, encore que je n' ai pas les cheveux blonds mais sinon...Et puis Poussin...C'est pourri comme nom.
_ Toi aussi t'as un nom pourri.
_ Ouais bon, ça mis à part.
_ Tu vois, lui il en veut. Comme toi Nico. Il veut devenir quelque chose.
_ Hmff. Je ne suis pas aussi violent et beauf non plus, regarde le. Plus tard, je peut facilement imaginer ce que ça va être. Pour l' instant il se gave de pokémons et autres débilités joyeusement télévisuelles et mercantiles et plus tard...
Plus tard il sera nourri à TF1 et M6, voire MTV si il est cablé...
_ Pessimiste va.
_ Je serais à Paris l' année prochaine, c'est sûr et je n' envisage pas vraiment ça dans la joie la plus totale non plus... Où que l' on soit il y a toujours un connard pour te pourrir la vie.
_ C' est la vie...Du moins ça fait partie du jeu de la vie. Tu peut mieux l' apprécier après.
_ Pour la morale tu repasseras, ça ne disperse pas mes pensées sombres...
_ Si ça peut te faire plaisir, on peut toujours jouer aux grands cons.
_ Bien sûr. Tu commences ou...?"
Sylvain tend la main en un geste loyal qui semble signifier "après toi mon ami".
L' instant d' après ils se mettent à gueuler joyeusement comme de gros beaufs après les 6èmes.
Nico : Ouech Poussin, donne la balle, zyva !
Sylvain : Hé les petits mecs, on aimerait bien jouer ouais !
Nico à Sylvain, chuchotant : Déconne pas non plus, je suis une brelle au foot.  http://dougall.variclier.free.fr/images/rire.gif

Le petit à des yeux mauvais. Il fait une passe puis se tourne vers nous et montre le doigt du milieu tendu vers nous en un geste de défi. Apparemment son grand frère étant un mauvais garçon qui taggue partout son désarroi crépusculaire envers la société, un bad boy vrai de vrai qui traîne un peu partout, surtout ailleurs que leur quartier bourgeois bien sûr, il faudrait se méfier.

Sylvain : Oh c'est qu'il mordrait...
Nico : On a vachement peur quand même.
Sylvain : Ouais j' en ai la tremblotte. A moins que ce soit cette brise passagère qui me donne cette chair de poule miraculeuse et lénifiante. Bon on va boire un coup ?  http://dougall.variclier.free.fr/images/dent.gif

Au gymnase des Pyramides, il y avait toujours le distributeur de canettes, béni des collégiens en goguette. Le genre de truc qui heuresement marche dans bien des cas mais ne rend pas toujours la monnaie.

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Juin. Soit la fin des cours, soit la fin des mondes. Dans tous les cas un achèvement qui laisse des marques. Cinq années dans le même établissement et se dire que tout sera bientôt fini et qu' on ne se reverra ptêt plus voire jamais dans certains cas.

Comme d' habitude quand ce n' est pas Christophe ou Sylvain, Tania rentre avec lui. D' ordinaire pleine de vie, elle adopte ce jour là un ton volontairement froid et dégagé qui met Nico mal à l' aise.

" Et donc tu va à Paris pour ton lycée...?
_ Oui, il n' y a que là bas que je pourrais envisager vraiment de poursuivre dans le dessin. Ici il n' y a rien.
_ C' est bien.... Il faut se donner les moyens de faire ce qu'on veut....
_ Tu va où toi Tania ?
_ Bah peut être au lycée Descartes, va savoir...
_ Ah, mon prof d' Aïkido y enseigne les maths...(sic)...
_ Ils ont peut être une section dessin là bas non ? Tu es sûr de ne pas pouvoir rester ?
_ Nan mais euh attends, je vais à Paris pour mes études, mais je serais là le week end hein...
_ Oui mais tu seras très occupé...
_ Ben ? Même occupé, je pourrais vous rendre visite à toi et aux autres quand même... Enfin je pense.
_ Peut être bien. Peut être pas...
_ Et puis pendant les grandes vacances, tu bouges pas toi en général ?
_ Va savoir... Mes parents ont des idées de voyages en ce moment, ça faisait longtemps...
_ Hmm..."
Ses yeux regardent dans le vide et elle fait exprès de regarder ailleurs quand Nico la regarde. Lequel pense d'ailleurs : "Merde, tu fais quoi là ? Tu passes à côté de quelque chose là... Arrange toi pour la retenir, je sais pas moi. Dis lui que tu l' aim...Oui mais non. Et si c' était faux ? Si mes sentiments que je croit réels n' étaient qu'une façade parce que je me connais mal ? Si les autres me faisaient marcher ? Si c'était encore une fois de plus pour me brimer et se foutre de ma gueule comme cette ordure d' Etienne ou Clément...? Et Tania que penses t'elle réellement dans tout ça ? Pourquoi on ne se parle pas plus qu' avant ?"

Il aimerait bien dire quelque chose, lui resserre juste la main et déjà les voilà arrivés dans leur rue commune. Déjà sans qu' il y ait eu quelque chose, il a conscience qu' il la perd définitivement.

" Bon eh bien, je te dis au revoir Nico.
_ Oui.... Au revoir aussi, mais on pourra se voir pendant les vacances hein ?"
Elle hausse les épaules avec une moue lasse.
"Oui qui sait ? Peut être... Peut-être pas."

Et elle s' éloigne sans se retourner et à ce moment Nico comprend que cet au revoir sonnait comme tous les adieux.

Et paralysé par ce qu'il vient de comprendre vraiment au cours de cette dernière année, il ne peut la rattraper.

Juste la regarder disparaître derrière les arbres au détour de la ruelle.

Et quand il rentre chez lui, c' est à peine si il voit l' inscrïption à la bombe de peinture sur la maison, ce qui déterminera ses parents à un déménagement quelques années plus tard.

C'est une injure.

Peut-être le vise t' elle directement.
 


......


Posté par Nio Lynes à 17:43 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Pour la suite ?

Continuation ?
Dois je continuer la suite du récit...? (sachant que ça pourrait prendre un autre tour, plus sombre)
Bah, qu' importe le flacon, pourvu qu'on ait l' ivresse...
Euh non, t'en as déjà ptêt trop fait dans la gaudriole débile là...
Chais pas, continue de te tripoter mon cochon...
Oui sans aucun doute.
Boarf non.
Non si ça te gêne.
Ouais mais prend tes mesures pour ne pas avoir a en pâtir...
Oui, oui, oui la suite !
Tiens moi je vais regarder un dvd dans la pièce d' à côté...
Tu pourrais au moins foutre des liens à ton blog, c'est un peu pauvre...

Résultats

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06 mai 2006

Resultat du sondage

tableau


Et je rajoute quelques liens a droite...

Posté par Nio Lynes à 18:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]
29 mai 2006

Part 7

Notre héros entre donc au lycée en seconde à Paris pour des études de dessin. Déracinement des plus étranges, le petit Nico se trouve exilé dans une ville qu'il ne connaît pas et dont la grandeur et la liberté procurée l'étonnent...


Cours de mathématiques appliquées de 14h de mme Bocul mais Nico ne s' intéresse guère à la géométrie appliquée de la trigonométrie du rectangle circulaire voire le cosinus alter-égo appliqué à la proportion idéale de centimètres cube de poitrine féminine dans un épisode de Walker Texas Ranger (encore que...).

Non pour Nico, les maths sont juste une fin en soi, désagréable comme toutes les fins, surtout celle-là, et si celà peut lui apprendre les vecteurs d'attirances parallèles garçons-filles, il essaierait de suivre avec un peu plus d' assiduité le cours.

Là pour l' instant, il est fasciné par un de ses voisins de table, pur beurre produit breton, Guy.

Guy dessine avec application --en plein cours de maths-- un cosmonaute sur un petit carnet de croquis personnel qu'il entrepend l'instant d' après de l' aquarelliser, au grand dam de la prof qui ne le remarque que quand il laisse le carnet sécher sur la table.

" Guy, c'est quoi ce carnet ?
_ Oh c'est mon carnet a dessins m'dame."

Nullement éffarouché le breton. Limite je m'en foutiste. Nico se sent soudain des envies de l' admirer et d'être comme lui.
Mme Bocul dont le corps dément le nom, continue :

"Guy donne moi ce carnet.
_ Rhooo mais non mdame, ça sert à rien j'ai fini.
_ Guy donne moi ce carnet !
_ Rhooo mais voilà, je l'ai rangé, c'est pas grave.
_ Guy, tu sors."

Guy sort de la salle en traînant la patte et maugréant un peu "Tout ça pour un dessin".

Pendant toute la durée de la punition, en gros une bonne heure, Nico se dit qu'il aimerait bien devenir un Djeunz rebelle lui aussi, un rebelle avec son propre carnet de dessins, comme Guy. Sa décision est prise, il aura lui aussi ses carnets persos. Il invitera même Guy a dessiner dessus et lui rendra hommage avec une mini bd.

En attendant, il est bientôt la fin de l'heure et la prof sentant un vague remords de conscience décide de rappeler Guy au cours et pour ce faire, demande à Loïc, jeune noir pas très finaud et un peu perdu dans ses baskets comme beaucoup de djeunzs (ahlàlà l'adolescence quelle saloperie), de le ramener, histoire qu'il ne loupe pas les dernières vingt minutes d'heure d'un cours terriblement important qui servira pour la vie.

Loïc sort.
On l' attend.
5 minutes passent.
Il revient, bredouille à la prof "je le trouve pas.
_ Oh mais il doit pas être loin, regarde dans les couloirs des autres étages."
Il resort.
On l'attend.
5 minutes passent.
Puis 8.
Puis 10.
Il ne revient toujours pas.

Excédée, la prof sort sous les regards d'une classe hilare qui s'écroulera de rire en sortant de la salle plus tard : Guy avait pris la prof au pied de la lettre et était sorti dans la cour (près de la porte ouverte du lycée qui débouche sur la rue donc on peut dire qu'il était carrément sorti du lycée) se fumer un petit joint. Loïc, ce gland, ne le trouvant pas et ayant peur d'être grondé, pauvre petit, était parti se réfugier près de la machine à café, sous le regard bienveillant du pion : "tu reprends encore un 3e café ? Ohhhh tu as soif dis donc".

Morts de rire dans la salle qu'on vous dit.

Quelques jours plus tard, Nico s' est acheté un grand carnet noir qu'il arbore fièrement en cours, mais moins je-m-en-foutiste encore que Guy, ne le sort pas tout le temps, du moins pas en maths ni en physiques. Ses premiers dessins sont pour lui l'occasion de fixer Benoît et Juju, dit aussi "la mouche" en raison de sa petite taille, qui suit souvent Benoît comme son ombre.
Quand à Benoît...
Benoît, le Magritte de la classe.
Benoît qui, quand il sort ses tubes d'acryliques fait immanquablement un chef d'oeuvre.
C'est bien simple, si Benoît peint une merde, ce sera de l'or.

De quoi dégoûter Nico qui se démerde en autodidacte comme il peut avec sa peinture à la noix et est plus à l'aide avec ses feutres et crayons, au tel point qu'un prof de dessin convoquant sa mère avait dit de lui "Le problème avec votre fils, c'est qu'il a le style, mais pas la technique". Le genre de trucs qui blesse car déjà Nico n'accepte pas du tout les critiques quelle qu'elles soient. Après inexplicablement, la conversation entre sa mère et le prof avait dérivé sur des fabriques de gnocchis en Italie, ce dont Nico se foutait pas mal pour l'instant. Sa passion première, c'est le dessin et si ça marche pas, il fera du cinéma ou des livres.Point barre.

En attendant, il dessine Benoît et Julien et Sandy qui se sent vaguement attirée par le premier. Benoît a un point commun avec Nico, c'est qu'il se sent attiré par ces êtres étranges qu'on nomme filles, mais est moins autiste et versé dans les nombrils existencialistes que Nico, du coup, lui pour dire vulgairement, il n'aura pas de problème pour baiser. Nico lui, biaisera mais c'est autre chose.
Bref pour simplifier, Benoît est limite aussi obsédé sexuel que Nico, lequel pour se marrer gentiment, n'hésite pas à le dessiner en "petit Benoît". Une caricature qui prend à la fois le contraire du personnage --petit au lieu d'être grand-- et ses côtés les plus évidents (sa passion pour le crac-crac). D'ailleurs Benoît était venu le voir ce matin pour lui montrer son casier bleu, entièrement customisé de l'intérieur.

"Regarde Nico.
_ Oh t'as mis de la moquette ? Pas mal.
_ N'est ce pas ? Touche, c'est doux comme de la foufoune.
_ ...."

Les premiers soirs, Nico n'est pas des plus habitués à cette ville immense et il manque à chaque fois de louper son train aussi ne voit il pas qu'il loupe une occasion de plus de faire connaissance avec la mignonne Jessy au moment où il se dépêche pour prendre le métro au bout de la rue.

"Hey Nico, tu va pas boire un verre là ?
_ Nan, j'ai mon train.
_ Tu traces ta route c'est ça ?
_ Yep. A demain."

En fait, Nico a surtout peur de lier connaissance et d'entamer une aventure avec une fille afin de briser/aérer sa bulle personnelle qu'il va de plus en plus construire sur le net et ses carnets personnels et tandis qu'il s'éloigne, il ne voit pas que Francis se rapproche de Jessy et commence à lui parler...

A la gare Montparnasse, il court comme un dératé alors que la sonnerie "attention départ" vient de s'enclencher. Merde son train. Allez, encore un peu de temps merde, une minute quoi. Valider carte imagin'R, courir, courir, monter les escaliers, courir...
Sprint final, saut dans le premier wagon sous le regard ahuri des passagers et les portes se referment en claquant brusquement derrière lui.

De justesse, mais il l'a eu.

Deux-trois passagers applaudissent, Nico s'incline.

A suivre...

Posté par Nio Lynes à 12:57 - - Commentaires [3] - Permalien [#]